Dr Howdy – Aller aux putes

“Tape dans le fond j’suis pas ta mère”

Les garçons, je ne doute pas un instant de vos capacités de séduction – surtout avec les conseils d’un vieux briscard comme moi – mais parfois, surtout lorsque les frimas de l’hiver se font sentir, on se sent seul. La femelle stocke des graisses pour survivre au froid, les terrasses de troquets sont mortes, et l’on a besoin de chaleur humaine. De réconfort soigné et efficace, et pas de prise de chou.

Bref, on veut aller aux putes.

Mais méfions-nous, la catin peut paraître corvéable, elle n’en est pas moins appartenante à un corps de métier respectable pour ses traditions séculaires, traitons la donc en gentilhomme. Voici comment :

  1. Avant de sortir de votre chambrée, faites vous beau. Il convient de charmer le coeur de la professionnelle, tout du moins de l’attendrir. Peut-être ainsi vous fera-t’elle un prix.
  2. Choisissez bien votre horaire. Y allez sur votre pause déjeuner pourra avoir un effet indésirable par rapport à vos collègues de bureau et votre hiérarchie qui ne pourront manquer de noter un changement curieux de votre attitude à votre retour. Idem, évitez le dimanche lorsque vous pouvez risquer de croiser votre grand-mère qui sort de la messe.
  3. Avant d’entrer, mouchez votre nez puis dites bonjour à la dame. Essuyez-vous les pieds sur le paillasson. Ce sont là politesses élémentaires, mais je vous connais vous autres jeunes butors, vous regardez Loft Story et vous croyez que c’est comme ça la vie réelle.
  4. Devisez avec la prostituée comme avec votre docteur ou la boulangère. Evitez les grossièretés telles que lui demander combien de kilomètres elle a usés aujourd’hui en clignant exagérément de l’oeil. Gardez à l’esprit que cette personne va avoir la main sur vos parties viriles dans peu de temps, évitez donc de la fâcher.
  5. Malgré le respect qui est dû à une honnête ouvrière, certaines gourgandines sont parfois de fieffées délinquantes. Restez donc sur vos gardes, empilez vos affaires en tas près du lit. On n’est jamais trop prudent, et si vous deviez vous carapater en vitesse, mieux vaut que ce soit en emportant vos habits.
  6. Lorsque vous aurez commencé à entreprendre la coquine, ne partez pas du principe que parce que c’est son métier, elle est moins délicate que les bizuths de Sciences Po. Une femme est une fleur, quel que soit son ouvrage, et une prostituée ne mérite pas plus que votre cousine d’entendre des insanités pendant l’acte d’amour.
  7. Quand bien même vous seriez tenté de vous laisser entraîner à proférer des propos grivois pour l’impressionner, dites vous bien que depuis le temps qu’elle tourne, elle en connaît forcément plus que vous : vous pourriez bien avoir à rougir plus qu’elle de ce que vous entendrez.
  8. En partant, déposez le prix de votre plaisir avec délicatesse et discrétion. Pas trop discrètement tout de même, ça vous évitera de finir dans le local à poubelles avec le poing d’un grand roumain imprimé sur la joue. Vous êtes tout à fait libre de laisser un petit pourboire, ce sont des choses qui se font lorsqu’on a été satisfait du service.
  9. Une fois votre libido rassasiée, évitez de faire preuve de forfanterie en racontant tout sur votre blog ou en écrivant un article sur un site masculin.

Votre femme pourrait mal le prendre.

Hardi, coeurs vaillants ! Qui sait, après tout peut être que sans jamais le savoir, vous participerez à l’effort de guerre en repeuplant la France !

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